L’impression 3D envahit toutes les échelles de grandeur

Tous les laboratoires du monde et les grandes universités scientifiques s’évertuent d’ingéniosité pour trouver des applications aux techniques de l’impression 3D et cela, quelque soit l’ordre de grandeur ou l’échelle.

Des ingénieurs de l’école polytechnique fédérale de Zurich en Suisse ont inventé un nouveau procédé de micro-impression 3D permettant de fabriquer des minuscules composants métalliques complexes. ce procédé est adapté d’une ancienne technologie utilisée par les chercheurs pour la recherche biologique.
Une goutte de liquide est placée sur une plaque en or. La pointe d’une micropipette pénètre la gouttelette et agit comme une tête d’impression. Une solution de sulfate de cuivre coule lentement et régulièrement à travers la pipette. A l’aide d’une électrode, les chercheurs appliquent une tension entre la goutte et le substrat, provoquant une réaction chimique sous l’orifice de la pipette. Le sulfate de cuivre sortant de la pipette réagit pour former du cuivre solide, qui se dépose sur la plaque comme un tout petit pixel 3D.
Cette innovation pourrait être utile dans bien des domaines, horlogerie, micro-chirurgie…

En partenariat avec avec Aurora Flight Sciences et Stratasys, Optomec a imprimé des ailes d’avion complètes, électronique et capteurs compris, pour des petites drones. Chaque aile a été imprimée avec une imprimante Stratasys FFF. Les capteurs et les circuits ont été imprimés directement sur l’aile en utilisant un procédé Optomec à base de jet de matière en aérosol (une sorte d’aérographe). Considérant que l’impression 3D à jet d’encre est effectuée généralement sur une surface plane en déposant de minuscules gouttes d’encre à partir d’une tête d’impression à moins d’un millimètre de la surface, le système Optomec peut envoyer un jet d’aérosol de minuscules gouttelettes de nanoparticules pour les focaliser à l’aide d’une buse sur une surface d’impression qui peut être courbe ou de forme irrégulière. La surface d’impression peut être ainsi maintenue à 5 millimètres de la buse. Cette possibilité permet l’impression de fonctions électroniques inférieures en taille au centième de millimètre.

Winsun l’entreprise chinoise de Yihe à inventé une imprimante géante qui peut imprimer un étage en 24 heures. Son projet est de lancer la construction d’une dizaine de maison par jour avec ce procédé. Le matériau est un mélange de ciment à prise rapide et de déchets provenant de l’industrie du btiment ce qui ajoute une touche écologique au projet. Le procédé est similaire aux imprimantes RepRap du commerce : l’impression est réalisée couche par couche. Les autres équipements sont construits et assemblés dans l’usine et acheminé sur le chantier une fois l’impression terminée. Le président de cette compagnie a déjà d’autres idées, celle de produire des toits pour les sans-abris des pays en voix de développement ou d’utiliser ce procédé pour la réalisation de…gratte-ciels !

Ce réacteur d’avion, exposé au siège de la société française Microturbo, à Toulouse (entreprise spécialisée dans les turbines à gaz de petite puissance) a été imprimé en 3D par des chercheurs de l’université Monash de Melbourne, en Australie. A l’origine, cette équipe voulait faire la démonstration des capacités de l’impression 3D. Ils ont donc pris un modèle ancien de moteur, l’ont démonté pièce par pièce, puis scanné en 3D, puis imprimé et remonté !